Péridurales et déclenchements augmentent significativement les risques de césariennes
Dans le monde médical moderne, l’accouchement est souvent entouré de protocoles standardisés et d’interventions médicales qui, bien qu’elles visent à assurer la sécurité de la mère et de l’enfant, peuvent parfois entraîner des conséquences inattendues. Une étude récente, menée sur 750 femmes par Birthbythenumbers.org, met en lumière une corrélation troublante entre la surmédicalisation des naissances, l’utilisation fréquente de la péridurale et le déclenchement, et une augmentation significative des taux de césariennes.
Les données révèlent un schéma alarmant : lors d’un accouchement déclenché, mais sans l’utilisation de la péridurale, le risque de césarienne est quatre fois plus élevé que chez une femme dont l’accouchement se déroule naturellement et sans péridurale. Ce risque augmente encore plus en présence à la fois d’un déclenchement et d’une péridurale, où il est six fois plus probable d’avoir recours à une césarienne.
Examinons de plus près ces chiffres :
Cas 1 : Sans Déclenchement + Sans Péridurale
Dans ce cas, où l’accouchement suit son cours naturel sans intervention médicale, le taux de césariennes est relativement bas, à seulement 5% des femmes.
Cas 2 : Avec Déclenchement + Sans Péridurale
Le déclenchement seul, sans péridurale, est associé à un taux de césariennes de 19%, dépassant largement celui des femmes non déclenchées et sans péridurale.
Cas 3 : Sans Déclenchement + Avec Péridurale
L’utilisation de la péridurale, bien que commune, montre une augmentation significative du taux de césariennes, passant à 20% des femmes.
Cas 4 : Avec Déclenchement + Avec Péridurale
C’est dans ce cas, où le déclenchement est combiné à l’utilisation de la péridurale, que le risque de césarienne est le plus élevé, atteignant 31% des femmes.
Ces données soulignent l’importance de remettre en question les pratiques médicales standardisées en matière d’accouchement. Alors que la péridurale et le déclenchement sont souvent considérés comme des moyens de soulager la douleur et de faciliter l’accouchement, il est essentiel de reconnaître les risques associés à ces interventions.
Plutôt que de privilégier systématiquement les interventions médicales, il est crucial d’adopter une approche plus holistique de la naissance, mettant l’accent sur le soutien émotionnel et physique des femmes pendant le travail, ainsi que sur le respect de leur autonomie et de leurs choix en matière de naissance.
En fin de compte, la surmédicalisation des naissances soulève des questions importantes sur la manière dont nous abordons la santé maternelle et infantile. En équilibrant judicieusement les interventions médicales avec une approche plus respectueuse et centrée sur la personne, nous pouvons contribuer à garantir des naissances plus sûres et plus positives pour toutes les femmes et leurs enfants.
Etude réalisée sur 750 femmes. Source: Birthbythenumbers.org
Savez-vous que la plupart des césariennes pourraient être évitées ?
▶️ Dans nos structures hospitalières les équipes sont surmenées. Ils manquent de personnel, de chambres souvent, et de temps surtout. Malheureusement il est devenu monnaie courante qu’ils soient contraints de gagner du temps d’une manière ou d’une autre, à travers un déclenchement ou une césarienne.
⏩ La césarienne doit rester une arme de protection en cas de danger avéré, mais actuellement elle est bien trop souvent la résultante du manque de respect de la physiologie de l’accouchement.
⏭️ L’ignorance de cette physiologie de l’accouchement et les croyances ancrées depuis les années 80 laissent penser que la grossesse est une maladie nécessitant toujours une aide médicale. Ces croyances sont malheureusement à l’origine d’une cascade d’interventions qui peuvent rendre la naissance traumatisante, ou tout du moins très éloignée d’une belle expérience.
🟧 Sans être extrêmement bien renseignée ou accompagnée, la moindre remarque du corps médicale risque de créer en vous une réelle inquiétude: « Votre bébé est trop petit. », « Votre bébé est trop gros », « Votre bébé est en siège », « Mieux vaut être déclenchée »… Et vous risquez d’aller en césarienne, inquiète, frustrée, alors que vous auriez pu certainement l’éviter grâce aux connaissances des Accompagnantes Naissances sur la physiologie de l’accouchement.
La Cascade des interventions médicales évitables
Comme je le disais dans le précédent post, la péridurale et les déclenchements ne sont pas sans conséquences. Malheureusement cela implique souvent une cascade d’interventions obstétricales qui sont régulièrement mal vécues par les mamans et loin d’être optimales pour les bébés.
Pour faire très court:
↪️ Si vous êtes déclenchée, votre col n’est donc pas mûr, et le travail engendré n’en sera que plus long et douloureux. Il devient presque impossible d’éviter la péridurale.
↪️ La péridurale ralentit le travail.⏭️ De l’ocytocine de synthèse est injectée pour l’accélérer en compensation. ⏭️ Sauf que cela déclenche des contractions plus fortes et régulières que lors d’un accouchement naturel. ⏭️ Cela augmente nettement les risques de déchirures pour la maman et de souffrance cardiaque pour le bébé. ⏭️
Alors le monitoring surveille et quand le rythme cardiaque ralenti trop, ⏭️ ça finit en cascade d’interventions médicales dans un climat très stressant: épisiotomie, forceps, ventouse, et trop souvent en césarienne d’urgence.
↪️ Or la césarienne est néfaste sur plusieurs plans: maman traumatisée, difficultés pour allaiter, douleurs post partum, pas de transition pour le bébé etc…
😱 Et c’est sans parler des 10,4% des femmes césarisées qui le sont à vif (avec une anesthésie inefficace…).
🌸 Alors qu’en connaissant la physiologie de la naissance, en étant dans de bonnes conditions de respect des besoins de base de la femme qui accouche, toutes ces interventions n’auraient pas eu lieu dans la très grande majorité des cas.
Nous sommes allés trop loin dans l’industrialisation de la maternité dans sa globalité
📚 Nous nous sommes trop éloignés de nos savoirs innés et génétiques ainsi que des bienfaits des techniques naturelles pour la mère et l’enfant. Augmentant d’autant les risques d’interventions médicales qui auraient pu être évitées, le nombre de mamans frustrées de leur accouchement, et donc le nombre de Dépression Post Partum.
🌊 Notre force à notre époque est d’avoir nombre d’études et techniques scientifiques et médicales à notre disponibilité pour comprendre la physiologie de la naissance, ainsi qu’une prise de conscience progressive d’un nécessaire retour au respect de la périnatalité.
Chaque mère doit pouvoir choisir ce qui lui correspond, ce qui sera bon pour elle et son enfant.

